Le système des pensions .

Je ne vais pas revenir sur les systèmes de pensions,leur histoire et tout çà,mais vous expliquer comment ça fonctionne ici chez nous ou encore ailleurs ,pour bien comprendre où vont les sous,puisque c’est ça l’important .

Les 2 grands systèmes

Il y a en gros 2 façons de créer un système de pension : par capitalisation ou par répartition mutualisation.

Par capitalisation, chacun se crée son capital dont la masse servira au versement de sa pension future  .
C’est du « relativement sur ».
Mais il faut aussi du temps pour se faire un capital suffisant ; et donc ce système ne pouvait avoir lieu au moment de la création du système des pensions .

Par répartition, chacun verse dans une caisse qui reverse aux actuels pensionnés .
Aucun capital n’existe donc pour celui qui verse .
Théoriquement , au moment de sa mise en œuvre, ce système devait pouvoir fonctionner puisque  non seulement la population grandissait, mais aussi le nombre de travailleurs et la productivité .
Donc en fait il devait y avoir de plus en plus de sous dans la caisse .

Le 3° système : celui de l’état .

Ce 3° système n’a aucun intérêt ici si ce n’ets qu’il va vous permettre de comprendre comment on sait très facilement tripoter les comptes sans les tripoter …

En ce qui concerne les pensions du personnel de l’Etat, il n’y a pas de « pension » proprement dite, mais un  salaire différé » par le service des dépenses fixes du Ministère des Finances. 
Dans ce système, il n’y a ni cotisations, ni capitalisation : les pensions sont payées directement à partir du budget comme les salaires des agents de l’Etat en activité
Les pensions de l’état sont dans les faits une dette ,mais dans la réalité ce n’est pas une dette, ce sont des frais de fonctionnement … en jouant sur les mots vous pouvez sensiblement faire varier le montant de la dette réelle, cad celle qu’il faudra bien payer ….

Placement des sous .

Dans le système de répartition il n’y a qu’une seule caisse pour la bonne raison que chacun verse dans un pot commun d’où est redistribué cet argent .

Dans le système par capitalisation, les sous peuvent être placés de 2 façons :
soit sur des comptes strictement individuels : chacun capitalise sur son compte à lui indépendamment des autres comptes .

Soit sur des comptes individuels mais avec l’argent placé en commun pour en obtenir plus de rendement (on a plus de rendement avec 100 millions sur un compte qu’avec 100 comptes de 1 millions) .

 

Modalités de redistribution des sous à l’âge de la pension :

Pour les pensions par répartition, c’est tout simple : vous toucher une rente calculée sur vos « droits » et non vos « versements » .

Pour les pensions par capitalisation, il peut y avoir plusieurs modes de calcul :

Soit vous toucher uniquement les intérêts de votre capital ,et le capital lui-même reste définitivement dans la « caisse » qui ne cesse donc de grossir ..

Soit vous toucher les intérêts de votre capital et à votre mort les héritiers toucheront le solde soit sous forme d’assurance vie (sans impôt) soit sous forme d’héritage (avec impôt)

Soit vous toucher les intérêts de votre capital auquel vient s’ajouter une partie du capital chaque mois ,ce qui contrebalance d’une certaine façon votre espérance de vie qui diminue au fur et à mesure .

Dans la pratique :

La caisse des pensions est alimentée par l’employeur + le travailleur + l’Etat cad vos impôts .

Il n’y a pas une et une seule « caisse de pension » ,mais plusieurs héritages de leurs origines et de leurs spécificité

L’ensemble des caisses était coiffé par la CGER, la Caisse Générale d’Epargne et de Retraite, un organisme d’intérêt public.

La CGER est devenue progressivement une banque qui  octroyait notamment des prêts à intérêt .

 

Gestion des sous sur le compte …

Aux Pays-Bas, les caisses de retraite ont constitué des fonds de placement qui investissaient en bourse,car  la bourse constitue à long terme le meilleur placement financier qui soit. 
La croissance de ce capital a permis au Pays-Bas, non seulement d’avoir un système de pensions particulièrement généreux, mais encore particulièrement sûr à long terme : les caisses de pension regorgent d’un capital phénoménal.

 

En Belgique, la masse des liquidités se trouvant dans les caisses de pensions a tenté le gouvernement, qui les a purement et simplement « empruntées »…
Le gouvernement a puisé dans les caisses de pension pour ses dépenses courantes, jurant ses grands dieux que les pensions seront de toutes manières payées dans le futur.

 

Toujours a la recherche de nouveaux moyens financiers, le Gouvernement ne s’est pas contenté de prendre l’argent de la caisse de retraite, il a même vendu la caisse elle-même et en a empoché le prix : la CGER, qui n’était pas propriété de l’Etat, a été récemment vendue à Fortis, et les cotisants ont été à nouveau spoliés. Le député MB a posé une question à ce sujet au Ministre des Finances de l’époque, Philippe Maystadt, qui n’y a évidemment jamais répondu…

 

Quels sont les dangers  du système par répartition ?

Ils sont très nombreux ….

Le système par répartition en particulier ne peut fonctionner que si le nombre de travailleurs ou mieux,la productivité augmente sans cesse ,sinon il va y avoir plus de gens qui touchent que de gens qui versent .
Mais la population n’a pas du tout cru de façon linéaire et permanente : il y a eu  en particulier le boom des naissance des années « 60 » .
Le boom de population des années « 60 » est « autre chose » : les immigrés d’alors étaient essentiellement des italiens qui arrivaient âgés dans la vingtaine et qui travaillaient immédiatement (le chômage étant alors quasi inconnu) ,tandis que les enfants du  baby boom n’ont  réellement commencé à travailler qu’au  début  des années 70.

L’augmentation de la productivité du travail est fonction du progrès  technologique, mais celui-çi  n’est  pas linéaire ; il progresse par bons .

Le nombre de travailleurs qui travaillent effectivement  (donc cotisent) dépend de plusieurs facteurs , mais il est clair que le chômage n’’est pas fort profitable aux caisses de pension ….

Le nombre de personnes qui bénéficient de la pension dépend lui aussi de plusieurs facteurs, la durée de survie après l’âge de la pension l’influence beaucoup

1°Béquille au système de répartition

Le gouvernement vient de décider de créer un fond pour les pensions futures : en bref on commence à épargner maintenant pour boucher les trous que l’on prévoit dans une dizaine d’années. L’intention est bonne, mais ce sera assurément insuffisant.

2° Béquille au système de répartition .

Comme il est évident que l’intervention de l’Etat en temps de crise pour constituer un « fond » pour le futur est complètement utopiste, on  encourage les Belges à épargner pour leur propre pension… A une pension de base de répartition pourra s’ajouter une pension privée par capitalisation .
Pour inciter les gens à agir ainsi (et pour éviter qu'il n'y en aient trop qui viennent frapper aux portes des CPAS) ,et faire gonfler le bas de laine plus vite,vu qu’il n’y aura pas de participation de l’employeur, il y aura une aide de l’Etat sous forme de défiscalisation partielle des versements .

Quels sont les dangers du système par capitalisation ?

Le système par capitalisation donne l’impression d’être en béton armé, mais ce n’est qu’une illusion .
Lui aussi peut rencontrer de gros problèmes :

le garant du fond fait faillitte :

Aux USA, certains fonds de pensions sont versés par l’employeur dans une caisse qui appartient à l’employeur sans lui appartenir : l’employeur ne peut plus y toucher … mais l’entreprise peut faire faillite et tout est alors liquidé, y compris les pensions …
C’est le cas de la faillite « Enron » qui a ouvert les yeux à bien du monde …
Du jour au lendemain des retraités aisés se retrouvaient « sans rien » ….

La gestion des fonds peut devenir suicidaire (1)

Au départ ,c'est fait pour éviter les catastrophes que nous avons tous connus avec les banques qui allaient jouer nos sous au casino .
A l'arrivée,c'est bien plus pervers que çà ...

Légalement les fonds de pension ne peuvent pas être placés dans des endroits « à risque » . 
Et qui décide ce qui est un endroit « à risque » ?
Les agences de cotation !

La cascade de catastrophe est rapide à comprendre :

  • Une société fonctionne « bien ».
  • L’agence de cotation décrète qu’elle fonctionne « mal » .
  • La compagnie d’assurance pension (qui est un énorme investisseur) ne peut plus investir dans cette société ….
  • La société qui ne peut  se financer sur le marché se casse la gueule …

 

La question inverse aussi se pose : les sociétés de pensions sont parfois (voire même souvent) obligées de placer leurs sous  là où ça rapporte le plus .
Une fois de plus, qui dit que ça rapporte le plus ? Les agences de cotation …
Et où est ce que l’argent rapporte le plus ? A l’étranger ….
Donc le travailleur qui cotise pour sa pension subventionne en fait la délocalisation de son travail …

 

La gestion des fonds opeut devenir suicidaire (2) .

Si l'argent DOIT aller là où ça rapporte le plus et pas ailleurs (par exemple dans des jeunes socités ),alors au final vu que le volume des fonds de pension ne fait que croitre,l'essentiel de l'argent de la nation et des nations va se retrouver concentré sur quelques sociétés qui seront en plein boom ,tandis que les autres sociétés seront "à sec" .
Ca sera la mega giga bulle financière ,puisque forcément les gros vont ravitailler les petits sur un marché totalement opaque ,jusqu'à ce que forcément un jour "ca pète" ....

 

Comment attaquer la béquille "assurance groupe" ?

a)  Au plus tôt vous arrêtez de travailler, au plus l’impôt que vous payerez sur le capital que vous avez épargné augmentera

b) On va rogner sur le %  de déduction fiscale de la cotisation personnelle. Cela procurera désormais une réduction de 30% alors qu’auparavant celle-ci se situait entre 30 et 40% ;

c) On peut taxer oplus le capital touché .

d) On peut tellement taxé le capital touché qu'il serait plus intéressant de toucher une rente qu'un capital 

 

Solutions envisageables :

Augmenter l’âge de la pension.

C’est une idée « relative » … tout dépend du métier … Il est clair qu’il va être assez difficile de faire du ferraillage à 65 ans …

C’est une idée « risquée » aussi : on pourrait très bien dire qu’à 67 ans par exemple on touche 100 % de sa pension et 10 % de moins par années en moins… Ce qui dans les faits va conduire à réduire les pensions puisque la plupart seront obligés de la prendre à 65 ans par le seul fait de leur état de santé

Pouvoir temporairement prendre une pension à mi temps ….

L’idée est déjà meilleure et arrangerait bien du monde les caisses qui ne verseraient qu’une pension partielle, les employeurs qui bénéficieraient de quelqu’un d’expérience, les travailleurs qui n’auraient plus le couperet net de la pension

Modulation de la pension en fonction de l’espérance de vie .


C’est une idée qui a été lancée …
Mais qui est très très dangereuse, car on ne sait pas jusqu’où on peut pousser le raisonnement :

Lae paramètre de base est discutable mais relativement acceptable :l'espérence de vie donc la durée de pension,varie fort avec le sexe .
Dans ce cas ,les femmes vivent plus longtemps et donc touchent moins ….
Oui mais … Les fumeurs aussi, les obèses aussi, et la liste peut s’allonger à l’infini …

Par ailleurs pourquoi une femme isolée toucherait-elle moins qu’un homme isolé ? Le coût de la vie est le même pour chacun d’eux …

 

Modulation de la pension de base en fonction de la durée de cotisation .
Cette idée me semble raisonnable : il y aurait tout en bas le minimum vieillesse et ensuite par tranches d’années de travail effectif des suppléments. Les chômeurs de très longue  durée vont bien évidement en pâtir . Il y a bien entendu des possibilités de calcul différents en fonction des catégories de travail et des âges et des disponibilités sur le marché de l’emploi pour faire la différence entre chômage et « inactivité » ….

Favoriser les logements « étudiants » .

La première caractéristique des pensionnés, c’est qu’ils n’ont généralement plus ni enfants à la maison (partis vivre leur vie) ni parents (home ou décédés) ,mais ils ont toujours le même logelment qu'ils possedent ou qu'ils louent .
Il leurs reste donc souvent des chambres libres qu’il pourraient moyennant adaptation des lois locatives transformer en kot étudiants ,ce qui leurs donnerait un petit « plus » financier .

 

 

 

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